Dégât causé par la foudre, quelle assurance ?


Dégât causé par la foudre, quelle assurance ?

En 2013, l'Observatoire Nationale de la Sécurité Electrique (ONSE) enregistre plus de 590 000 dégâts électriques. De plus, le coût de ces dommages est évalué à près d'un milliard d'euros. Cette somme souligne l'importance de souscrire une assurance. Cependant, quelle garantie inclut les dégâts électriques ?

La garantie dommage électrique

La prise en charge des dommages liés à la foudre dépend des options incluses dans la MRH. En principe, une simple assurance habitation exclut les dégâts en rapport avec la foudre. Ainsi, pour une indemnisation en cas de préjudices causés par la foudre, la garantie dommage électrique doit être intégrée en supplément dans la MRH. Les dommages électriques représentent les dégâts dus par une hausse de la tension électrique provoquée par une foudre.

Le principal avantage de cette couverture est son vaste champ d'action. En effet, la majorité des contrats inclut l'ensemble des appareils électriques du domicile. Depuis les électroménagers jusqu'aux produits high-tech, les instruments branchés sur secteur sont couverts. D'ailleurs, certaines clauses intègrent même les installations électriques (communicateurs, prises, interrupteurs…) dans le contrat. Néanmoins, cette garantie écarte les matériels acquis depuis 8 à 10 ans.

Les garanties et les exclusions

A l'occasion d'une surtension, la garantie entre en jeu afin de couvrir les appareils sinistrés. Cependant, cette hausse de tension est impérativement due à une défaillance sur le réseau électrique ou la foudre. De plus, la garantie prend en charge les dommages d'une sous-tension provoquée par un vice du distributeur. Par ailleurs, si un dysfonctionnement électrique entraîne un incendie, la garantie incendie répare les préjudices du feu. Cependant, la réparation de l'appareil relève de la garantie dommage électrique.

La couverture écarte les pannes internes liées aux appareils électriques. De plus, tous les problèmes sauf d'origine électrique sont exclus de la garantie. Ainsi, l'usure du matériel couvert, le défaut de fabrication ainsi que le non-respect des normes obligatoires sont catégoriquement exclus du contrat. De surcroît, les compagnies peuvent diminuer la somme du remboursement voire refuser toute indemnisation si l'appareil sans certificat de conformité s'avère être la principale source des dommages.

L'indemnisation

L'assuré bénéficie de 5 jours ouvrés suivant le sinistre pour prendre contact avec son assureur. Au-delà de ce délai, sa demande sera nulle et non avenue. D'ailleurs, pour les dégâts minimes, l'intervention d'un expert semble inutile. Après la déclaration, un artisan indépendant détermine le devis des réparations et de remplacement. Ensuite, l'assuré envoie le devis avec les preuves d'achats à sa compagnie. Puis, celui-ci engage et prend en charge la réalisation des travaux de réparation.

Contrairement à l'indemnisation de gré à gré, c'est-à-dire, sans intervention d'une expertise, les préjudices importants réclament les services d'un professionnel. Ainsi, l'expert entamera l'estimation des dommages sous l'assistance de l'assuré. Généralement, les compagnies remboursent à valeur à neuf les dégâts électriques. Seulement, il ne s'agit pas de la valeur de l'appareil au moment de son acquisition, mais la valeur du matériel neuf lors du sinistre. En plus de la franchise et du coefficient de vétusté retiré de l'indemnisation, la somme versée sera limitée par un plafond financier.